Les fuites sur le comportement de Donald Trump à la Maison-Blanche se multiplient.

Trump est-il à la hauteur de la tâche ? Son entourage en doute

Il est trois heures du matin. Donald Trump est perplexe : au fait, vaut-il mieux pour l’économie américaine que le dollar soit faible ou fort ? Plutôt que de tenter sa chance sur Google, le président des États-Unis passe un coup de fil à Mike Flynn, son conseiller à la sécurité nationale pour lui poser la question.

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Gen. Mike Flynn

L’anecdote est racontée par des correspondants à la Maison-Blanche du « Huffington Post » américain, à qui elle a été confirmée par plusieurs sources. Elle est étonnante : le magnat peut-il être si incompétent ? En tout cas, à Washington, ils sont nombreux à se poser la question jusque dans les rangs des responsables d’agences fédérales et à la Maison-Blanche.

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« Un appel à l’aide »

Car les « fuites » se multiplient. Certains critiquent la politique de Donald Trump, comme le « muslim ban », d’autres s’inquiètent plus directement de son comportement. Car si celui-ci a déjà été largement commenté au moment des primaires républicaines, il a désormais un impact concret. Eliot Cohen, conseiller au département d’Etat sous George W. Bush déclare  :

« Je suis dans cette ville depuis 26 ans. Je n’ai jamais vu quelque chose de similaire. »

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Elizabeth Rosenberg, experte de l’anti-terrorisme au département du Trésor sous Barack Obama explique aux correspondants du journal américain que ces fuites sont, selon elle, « un appel à l’aide » de la part de personnes qui travaillent pour les agences de sécurité sous l’administration Trump.

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Richard Nephew, expert des sanctions contre l’Iran auprès du Département d’Etat sous Obama pense lui que les personnes à l’origine des fuites « veulent montrer qu’elles essaient de faire les choses correctement mais qu’ils ne peuvent rien faire avec une administration hostile. »

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Des blagues au téléphone.

Un récent article du « New York Times » décrivait Donad Trump errant dans les couloirs de la Maison-Blanche ou regardant la télévision en peignoir – ce qu’il a nié.

Mais d’autres éléments ont laissé certains de ses collaborateurs perplexes dans les premières semaines de sa présidence. Comme par exemple ses appels un poil agressifs avec ses homologues étrangers. Le 28 janvier, c’était au tour de François Hollande. « Une discussion gênante avec un allié crucial », résume pour « Politico » un haut fonctionnaire qui est resté anonyme. Il raconte :

« C’était une conversation difficile parce qu’il s’exprime comme en public. Ce n’est pas comme ça que les chefs d’Etat se parlent. […] La conversation n’était pas tout à fait organisée. »

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Au téléphone avec le président mexicain Enrique Pena Nieto, Donald Trump a carrément menacé d’envoyer des troupes au Mexique pour débarrasser le pays de ses « bad hombres« une blague, il a expliqué plus tard. Et l’appel (tendu) avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a lui tourné court au bout de 25 minutes après un échange sur les réfugiés, alors qu’il devait durer une heure.

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Qui fait fuiter, chaque jour, le contenu des appels présidentiels et les aventures de Donald Trump en peignoir à la presse ? « Nous étudions la situation, c’est très inquiétant », a commenté, agacé, le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer.

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Si les soutiens de Trump s’inquiètent de l’effet des fuites sur la présidence, les autres estiment que c’est le président lui-même qui en est responsable. Eliot Cohen, l’ancien conseiller du département d’Etat, tranche  :

« C’est ce qui se produit lorsque le président est un narcissique ».

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« Muslim Ban » : Trump envisage un « tout nouveau décret »

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Le président américain n’écarte pas non plus de saisir la Cour suprême.

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu’il envisageait plusieurs options pour relancer son décret anti-immigration actuellement bloqué par la justice, dont la présentation d’un « nouveau » texte.

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« L’aspect malheureux c’est que ça prend du temps statutairement (de saisir à nouveau la justice, NDLR), mais nous gagnerons cette bataille. Nous avons aussi beaucoup d’autres options, y compris présenter simplement un tout nouveau décret », a déclaré le président aux journalistes qui l’accompagnaient à bord de l’avion présidentiel Air Force One.

Toutefois, selon des responsables américains, l’option de saisir à nouveau la justice, y compris la Cour suprême, plus haute instance judiciaire du pays, n’est pas abandonnée. « Nous gardons la porte ouverte à toutes les options », ont-ils déclaré.

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Revers judiciaire.

Donald Trump a précisé dans l’avion qui l’emmenait en Floride, où il va jouer au golf ce week-end avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, qu’il n’y aurait pas de nouvelle mesure avant la semaine prochaine, « peut-être lundi ou mardi ».

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 Interrogé pour savoir s’il allait publier un nouveau décret, il a répondu : « Nous devons aller vite pour des raisons de sécurité, donc ça pourrait tout à fait être le cas ».

Le président est resté cependant flou sur ce qu’il prévoit d’amender dans l’actuel décret:

« Nous allons aller très fort sur la sécurité », a-t-il dit.

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Donald Trump avait affirmé quelques heures auparavant lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche avec Shinzo Abe qu’il allait « poursuivre le processus judiciaire » et gagner.

Il s’est vu infligé jeudi un revers par une cour d’appel de San Francisco, qui a maintenu le blocage de son décret, mesure phare de son début de mandat pour protéger les Etats-Unis de la menace terroriste.

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« D’énormes menaces pèsent sur notre pays. Nous ne permettrons pas que cela arrive », avait-il martelé, visiblement agacé que le sujet fasse de l’ombre à sa rencontre avec Shinzo Abe.

« On n’autorisera pas des gens qui veulent nous faire du mal à entrer dans notre pays, on autorisera l’entrée de pleins de gens qui aiment notre peuple et feront le bien de notre pays », a déclaré Donald Trump au côté du dirigeant nippon.

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Signé le 27 janvier, le décret sur la « Protection de la nation contre l’entrée aux Etats-unis de terroristes étrangers » bloquait temporairement l’entrée aux Etats-unis des ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Syrie, Soudan, Libye, Somalie, Yémen) et de tous les réfugiés.
L’interdiction est illimitée dans le temps pour les Syriens.

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« Rendez-vous au tribunal ! »

Le 3 février, le juge fédéral de Seattle James Robart, dans l’Etat de Washington (nord-ouest), a émis une injonction temporaire bloquant l’application du décret sur l’ensemble du territoire américain. C’est l’appel de l’administration Trump contre cette décision que la cour de San Francisco a rejeté jeudi.

Insistant sur la nécessité de protéger « l’intérêt général », les trois juges de la cour d’appel ont estimé à l’unanimité que l’administration Trump n’avait pas démontré que la suspension du décret se traduirait par de graves atteintes à la sécurité des Etats-Unis, comme l’affirme le président.

Résultat de recherche d'images pour "James Robart"                               le juge fédéral de Seattle James Robart

Une décision « scandaleuse », a tonné vendredi matin Donald Trump, pour qui la loi ne laisse aucun doute sur le pouvoir discrétionnaire de tout président américain en matière d’immigration.

Les magistrats de la cour d’appel ont justement rejeté cet argument dans leur décision:

« même si les tribunaux doivent un respect considérable aux politiques du président dans les domaines de l’immigration et de la sécurité nationale, il ne fait aucun doute que la justice fédérale conserve la faculté de se prononcer sur la constitutionnalité des décrets de l’exécutif ».

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Quelques minutes seulement après l’annonce de leur décision, la colère de Donald Trump avait éclaté jeudi soir sur Twitter (en majuscules) :

« RENDEZ-VOUS AU TRIBUNAL, LA SECURITE DE NOTRE NATION EST EN JEU! », avait-il écrit.

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