Cela n’aura pas empêché les gauchistes dans les médias, particulièrement le Washington Post de se lamenter sur la perte de ce grand homme et sur les risques d’une guerre au MO à cause de Trump. Le Sénateur Chris Murphy a même traité Trump de belliqueux, après l’avoir qualifié d’impuissant, à la suite de l’attaque de l’ambassade à Baghdad.

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La chance de Soleimani n’a pas duré, cette fois il a été envoyé ad patres

L’impensable est arrivé. Le commandant de la force de l’IRGC A-Qods, Qasem Soleimani, a été tué.

Hajj Qasem, le «commandant de l’ombre », « l’ennemi le plus dangereux » d’Israël, a été tué en Irak aux côtés de son principal disciple, Abu Mahdi al-Muhandis.

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Une attaque aérienne près ou à l’aéroport international de Bagdad a pris pour cible un cortège de véhicules avec les hommes qui s’y trouvaient, quelques jours seulement après que leurs partisans aient pris d’assaut le complexe de l’ambassade américaine et griffonné « Soleimani est notre chef » sur ses murs.

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Le président américain Donald Trump a approuvé l’attaque aérienne. Le Pentagone a confirmé que les États-Unis ont tué le chef de la force iranienne Al-Qods. Les États-Unis ont déclaré que l’Iran était responsable de la mort de 608 soldats américains pendant la guerre en Irak.

L’impensable est donc arrivé. L’homme qui était derrière la volonté d’hégémonie régionale de l’Iran, qui commandait la Force Al-Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique, a été ciblé et éliminé.

Contrairement à toutes les fois précédentes où il s’est échappé, cette fois, il a été envoyé ad patres.

Les rapports sont apparus après quatre heures du matin, heure irakienne. Une mystérieuse attaque aérienne près de l’aéroport avait fait courir des rumeurs sur sa fermeture quelques heures plus tôt. Deux vols étaient alors en route, un Pegasus et un Iraq Airways. Trois ou quatre roquettes ont été tirées près de l’aéroport. Des hélicoptères américains ont été signalés comme bourdonnant au loin.

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Il semble qu’un tweet crypté du secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, ait annoncé la politique américaine de lancer des frappes préventives contre les adversaires iraniens ou leurs mandataires. « A l’Iran et à ses milices mandataires : Nous n’accepterons pas la poursuite des attaques contre notre personnel et nos forces dans la région. Les attaques contre nous recevront des réponses au moment, de la manière et à l’endroit de notre choix. Nous exhortons le régime iranien à mettre fin aux activités malveillantes », a-t-il écrit.

On ne sait pas si les États-Unis ont agi seuls ou, si ce n’est pas le cas, qui d’autre pourrait être responsable de l’attaque aérienne.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avait appelé les dirigeants du Moyen-Orient ces derniers jours afin de renforcer leur soutien et discuter de la stratégie. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le prince héritier des Émirats arabes unis Mohammed bin Zayed Al Nahyan et le prince héritier Mohammed bin Salman en Arabie saoudite ont tous été contactés par lui, tout comme les dirigeants irakiens et le Qatar.

Il a prévenu Muhandis ainsi que Qais Khazali, un chef de milice chiite, que les États-Unis avaient sanctionné, puis averti les chefs des unités de mobilisation populaire soutenues par l’Iran, Hadi al-Amiri et Faleh al-Fayed.

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Muhandis était responsable de l’attaque du 27 décembre contre les forces américaines au K-1, qui a entraîné la mort d’un entrepreneur américain. Il est responsable d’attaques contre des Américains depuis les années 1980, tout comme Qais Khazali, qui a été détenu à Camp Cropper en 2007. Mais c’est Muhandis qui a toujours été à la tête du puissant soutien iranien à un réseau de milices dans la région qui a contribué à orienter cette politique. Muhandis a joué un rôle clé dans le soutien au Hezbollah et a travaillé en étroite collaboration avec Imad Mughniyeh du Hezbollah dans le passé. Mughniyeh a été tué en 2008.

Il est difficile d’estimer la réaction de l’Iran, mais le régime voudra réagir – non seulement à cette attaque, mais aussi à la première attaque américaine du 29 décembre qui a tué deux douzaines de membres du Kataïb Hezbollah (le Hezbollah irakien).

Cette série de cinq frappes aériennes en Irak et en Syrie est maintenant éclipsée, mais elle était importante parce qu’elle a démontré que les États-Unis allaient répondre aux provocations de l’Iran.

Depuis mai 2019, l’Iran attaque non seulement les États-Unis mais aussi Israël, l’Arabie Saoudite et les pétroliers de la région. L’Iran a abattu un drone américain et a envoyé des mandataires en Irak pour tirer des roquettes au moins 12 fois sur des bases américaines. Ces attaques à la roquette visaient des installations clés, notamment la zone verte, le camp Taji, la base d’Assad et de Balad et Qayarrah.

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L’Iran a tiré des roquettes sur Israël en janvier, septembre et novembre 2019 et a attaqué l’installation saoudienne d’Abqaiq en septembre avec un essaim de drones. Il a également envoyé le Kataib Hezbollah attaquer l’Arabie Saoudite en mai et établir des bases et des réseaux de trafic d’armes à travers l’Irak.

En Syrie, l’Iran a construit une nouvelle base, appelée Imam Ali, à la frontière avec l’Irak.

En bref : les activités de l’Iran en 2019 ont été accélérées et ont représenté une menace croissante pour l’Irak, la Syrie, le Liban et le Yémen, ainsi qu’une menace le long de 3 000 miles de ligne de front allant de la frontière libanaise avec Israël au Golfe d’Oman et au Yémen.

Soleimani a été un acteur clé de la mise en place des menaces de l’Iran le long de cette ligne. Muhandis était, comme son nom l’indique, l’ingénieur qui a contribué à renforcer le rôle de l’Iran en Irak et en Syrie.

Ces hommes, Soleimani, Muhandis et leur réseau, étaient personnellement austères et frugaux. Ils portaient des vêtements ordinaires, sans afficher une pléthore de médailles sur leurs poitrines. Ils se rendaient parmi la population civile et parmi leurs hommes comme l’un d’entre eux. Ils avaient des manières douces.

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Les vidéos de Muhandis le montrent en train de se détendre, allongé sur le sol pour faire une sieste de quelques secondes et parlant doucement. Ces hommes représentaient une menace dangereuse non pas à cause de leurs fanfaronnades, mais à cause de leur sens pratique et des décennies passées à se perfectionner militairement.

Soleimani est né en 1957 ; Muhandis en 1954. Ils étaient dans la vingtaine pendant la Révolution islamique iranienne, ce qui en a fait un moment formateur dans leur jeunesse. La révolution a guidé leur vie à partir de ce moment. Pour eux, les États-Unis et Israël étaient les principaux ennemis ; ils étaient la «résistance ».

L’Arabie saoudite et d’autres pays étaient également comptés parmi leurs ennemis, mais ils ont concentré leur zèle sur le retrait des puissances occidentales et la promotion des intérêts de l’Iran et de la communauté chiite alignée sur l’Iran.

Dans les années 1980, Muhandis et ses semblables ont soutenu le terrorisme contre les installations diplomatiques américaines, du Koweït au Liban. C’était leur champ d’opération. Cela leur a pris un certain temps, mais ils ont réussi à établir des franchises telles que le Hezbollah au Liban et le Kataïb Hezbollah en Irak.

Ce n’est qu’après 2010 que leurs rêves de longue date ont enfin pu se réaliser. Dans le sillage du printemps arabe et du chaos qui s’est déclenché, ils ont mobilisé des hommes pour faire face à la menace de l’ISIS et ont comblé le vide avec leurs propres bases et combattants. C’est ainsi que le Kataïb Hezbollah d’Irak s’est retrouvé en Syrie avec le Hezbollah.

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Ce n’est qu’au cours des deux dernières années que leur rêve d’un Moyen-Orient dominé par l’Iran a été atteint. Ils étaient arrogants – le genre d’arrogance dont ils accusaient l’Occident. N’étant plus dans l’ombre, ceux comme Soleimani et Muhandis sont apparus au grand jour, où ils se sont comportés comme des chefs d’État.

Leurs milices en Irak, appelées les Unités de mobilisation populaire (PMU), semblaient dominer non seulement les forces de sécurité mais aussi le parlement : elles avaient le deuxième parti le plus important en Irak et avaient accès à 300 000 hommes qu’elles avaient recrutés, dont la plupart n’étaient que de jeunes chiites qui voulaient combattre l’ISIS.

Un cadre plus restreint d’hommes dans les brigades de l’UGP était ce qui importait ; ils stockaient des munitions et, depuis août 2018, transportaient des missiles balistiques iraniens à travers l’Irak jusqu’en Syrie.

En Syrie, ils ont construit un réseau de bases de l’Imam Ali à T-2, T-4 et autres. Ce réseau visait à acheminer des munitions à guidage de précision au Hezbollah au Liban ; il visait également à importer un système de défense aérienne, le système du 3e Khordad, en avril 2018.

En conséquence, Israël a effectué plus de 1.000 frappes aériennes contre le retranchement iranien en Syrie et le chef d’état-major israélien Aviv Kochavi a déclaré en décembre qu’Israël agirait contre le retranchement iranien en Syrie et en Irak.

Pour Soleimani et Muhandis, tout allait bien en décembre, même si la rhétorique américaine s’intensifiait. Ils ne croyaient pas que les États-Unis allaient réagir de manière décisive, comme le menaçait Pompeo. Ils avaient vu le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et d’autres faucons anti-iraniens aller et venir, et avaient jugé que le président américain Donald Trump était un isolationniste.

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En conséquence, ils ont voulu provoquer les États-Unis, par des attaques dans le Golfe et contre l’Arabie Saoudite, puis contre les forces américaines, en menant 11 attaques sur des bases américaines depuis octobre, selon des sources américaines.

Enfin, après d’autres Américains aient été tués et blessés , les États-Unis ont agi en menant les frappes du 27 décembre.

Le Kataïb Hezbollah a répondu deux jours plus tard par l’attaque de l’ambassade américaine.

En collaboration avec le commandant de l’organisation Badr, Hadi al-Amiri, qui joue un rôle au sein de l’UGP et du parlement, ils ont ouvert les portes de la zone verte et des membres de l’UGP en tenue de travail ont attaqué l’ambassade. Ils ont écrit «Soleimani est mon chef » sur les postes de garde. C’était un symbole. Ils disaient que c’était Soleimani qui dirigeait l’Irak et Bagdad, pas les États-Unis.

Quarante-huit heures plus tard, Soleimani et Muhandis ont été pris pour cible lors d’un raid aérien près de l’aéroport. C’est une fin appropriée pour des hommes qui croyaient qu’il n’y aurait pas de réponse à leurs provocations. Ce sera un coup dur pour leurs organisations et leur réseau, tout comme le meurtre de Mughniyeh a été un coup dur.

Toutefois, ils ont encore des cadres et des disciples loyaux tels que Qais Khazali, Hassan Nasrallah et Hadi al-Amiri qui sont toujours en Irak et au Liban.

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L’IRGC iranien est dirigé par des personnes puissantes et il a mis au point de nouvelles technologies de drones et de missiles.
Néanmoins, les États-Unis ont envoyé un message fort selon lequel le fait de tuer des Américains ne sera ni oublié ni toléré.

© Traduction de Magali Marc

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Plus important que Ben Laden et Baghdadi, le chef militaire iranien Qasem Soleimani a été éliminé.

L’Iran vient de confirmer que Qasem Soleimani, le commandant en chef de la force d’élite Quds du Corps des gardiens de la révolution iraniens, a été tué lors d’une attaque aérienne à Bagdad durant la nuit de jeudi à vendredi 3 janvier.

 CHRONOLOGIE

  • 06h17 : Un document saisi dans la maison de Bin Laden, ayant fait l’objet d’une fuite et montrant que les Frères musulmans sunnites envisageaient de travailler avec l’IRGC chiite révèle qu’au Moyen-Orient, on ne peut pas raisonner de manière simpliste et binaire.
  • Un autre document de 19 pages rédigé par un membre haut placé d’Al-Qaïda donne les détails d’un arrangement entre l’Iran et des membres du groupe pour frapper les intérêts américains en « Arabie saoudite et dans le Golfe ».
  • Samedi, 06h17 : CNN (100% anti-Trump) confirme que Soleimani planifiait des attaques contre les intérêts américains et que les troupes d’un pays voisin et les États-Unis ont dû éliminer Soleimani.
  • 18h50 : Les Etats-Unis vont déployer 3 500 soldats supplémentaires au Moyen-Orient après l’assassinat du général iranien
  • 09h34 : Le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, prévient qu’une « terrible vengeance attend » les États-Unis.
  • 09h22 : Les Etats-Unis demandent aux citoyens américains de quitter l’Irak immédiatement. Les milices soutenues par l’Iran et les responsables iraniens menacent de se venger.
  • 08h00 : De plus en plus de sources affirment que l’opération avait pour but d’arrêter un plan soutenu par l’Iran par lequel Soleimani allait arrêter le président et prendre le pouvoir en Irak.
  • 06h53 : sans surprise, la Démocrate Ilhan Omar, députée musulmane et antisémite, a pris le parti de l’Iran et dénoncé l’élimination du chef militaire Soleimani par l’administration Trump.
  • 06h19 : alors que le peuple iranien fait la fête dans les rues, le régime déclare trois jours de deuil après l’assassinat de Qassem Soleimani.
  • 06h15 : en vidéo, les Irakiens font la fête dans les rues pour célébrer l’élimination de Soleimani.

kk

  • 05h26 : Enorme ! Les Iraniens font la fête sur les réseaux sociaux ! Ils remercient le Président Trump d’avoir tué Soleimani en utilisant le Hashtag #TnxPOTUS4Soleimani
  • 05h14 : Et dire que John Kerry a dit aux Iraniens de ne pas prendre le Président Trump au sérieux !
  • 05h11 : Il semble que son beau-frère, Qasim Soleimani, ait également été tué – mes sources disent qu’ils se réunissaient pour planifier une autre attaque contre le personnel américain et les biens occidentaux.
  • 05h07 : Netanyahou interrompt son voyage en Grèce, et retourne en Israël.
  • 04h40 : Bush et Obama savaient ce que Soleimani et Muhandis préparaient, mais ils avaient trop peur pour frapper. Ces deux hommes sont responsables de la mort d’au moins 600 soldats américains et de dizaines de milliers de soldats, policiers et civils irakiens.
  • 04h37 : confirmation, les Irakiens célèbrent la mort de Qassem Soleimani dans les rues en chantant « ding dong la sorcière est morte ».
  • 04h34 : journaliste au Daily Wire: « Vous savez qui fait dans son pantalon ce soir ? Kim Jong-un ! »
  • 04h32 : Expert militaire américain : « Si Trump voulait déclencher une guerre, il n’aurait pas utilisé une frappe chirurgicale comme celle-ci. Ce n’est pas un changement de régime à la néoconservateur, c’est une contre-offensive. »
  • 04h27 : L’expert sur l’Iran @mdubowitz a déclaré que la nouvelle de la mort de Soleimani est « plus importante que celle de Ben Laden » et que ce serait « un coup très dur pour le régime » des Mollahs.
  • 04h26 : Sur CNN, Fareed Zakaria affirme que l’Irak a probablement fourni à l’armée américaine les renseignements sur l’endroit où se trouvait Soleimani pour cette frappe.
  • 04h20 : J’entends dire que les réseaux de médias sociaux iraniens sont en train de devenir fous de joie. Les Iraniens sont ravis. Ils dénoncent depuis des mois la famine chez eux pendant que l’Iran finance le terrorisme à l’étranger et donne de l’argent aux Palestiniens et au Hezbollah.
  • 04h05 : Des sources rapportent qu’en outre, des Marines américains ont capturé les chefs de milice irakiens Qais Khazali, du Hezbollah, et du Hadi Al Ameri dans le district de Jadriah de Bagdad- Al Arabiya.
  • 04h00 : Le général Soleimani élaborait activement des plans pour attaquer les diplomates et les membres des services américains en Irak et dans toute la région.
  • 03h50 : L’Iran a constitué un nombre important de forces supplétives dans tout le Moyen-Orient, y compris le Hezbollah, en prévision d’un jour comme aujourd’hui.

 

Le président Trump avait promis de réagir à l’attaque de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad. La riposte a été l’assassinat par l’armée américaine du plus haut responsable militaire iranien et d’un haut responsable militaire, tous les deux impliqués dans le terrorisme international. Le Pentagone vient de confirmer que le président Trump a autorisé les frappes.

Ces deux là ne pourront plus nuire

Qassem Soleimani, le chef de la Force Qod du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) – qui est une organisation désignée terroriste – a été la cible de tirs de roquette alors qu’il se rendait à l’aéroport international de Bagdad.

Le commandant paramilitaire irakien Abu Mahdi al-Mohandes, qui dirigeait les Forces de mobilisation populaire liées à l’Iran, a également été tué lors de l’attaque.

Pourquoi Soleimani ?

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« Soleimani est notre chef  écrit sous la fenêtre par des miliciens soutenus par l’Iran lors de l’attaque de l’ambassade américaine de Bagdad
  • L’Iran et Soleimani planifiaient un coup d’État en Irak.
  • Qassem Soleimani était le chef de la Force Qod du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) – qui est une organisation désignée terroriste.
  • Sans Soleimani, Assad n’aurait peut-être pas survécu en Syrie, le Hezbollah au Liban ne serait pas devenu la force qu’il est, et l’Iran n’aurait pas le pouvoir qu’il a en Irak.
  • Soleimani est responsable de la mort d’au moins 600 soldats américains, et de dizaines de milliers de soldats, policiers et civils irakiens.
  • Soleimani était largement considéré comme un génie militaire et terroriste.

Pour tout commentaire, le président américain a tweeté :

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Chronologie des derniers événements

  • L’Iran a abattu un drone américain. Trump a refusé d’attaquer des soldats iraniens, précisant qu’un drone ne valait pas des vies humaines.
  • L’Iran a attaqué des installations pétrolières saoudiennes, sans réaction américaine. Trump a déclaré qu’ils devaient organiser leur propre réponse.
  • L’Iran a frappé une base américaine, la victime était un entrepreneur américain.
  • Trump a riposté par des frappes aériennes, tuant 25 membres des milices du Hezbollah en Irak.
  • L’Iran a organisé l’attaque de l’ambassade américaine à Bagdad.
  • Trump a envoyé 750 marines supplémentaires et demandé à l’Irak d’assurer la sécurité de l’ambassade. Les terroristes se sont retirés.
  • Trump a promis que l’attaque de l’ambassade ne resterait pas sans réponse. Soleimani a sous-estimé la menace, et il se déplaçait en se croyant invincible.

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Après l’attaque

Les milices soutenues par l’Iran en Irak ont blâmé les États-Unis pour les frappes aériennes, et deux responsables américains anonymes, cités par Reuters, ont confirmé que les États-Unis étaient derrière ces frappes.

Les forces américaines et israéliennes ont été mises en état d’alerte maximum après l’attaque, en préparation de toute riposte iranienne.

« L’ennemi américain et israélien est responsable de l’assassinat des moudjahidines Abou Mahdi al-Mouhandis et Qassem Soleimani », a déclaré Ahmed al-Assadi, porte-parole des Forces de mobilisation populaire (PMF), un groupe de milices soutenues par l’Iran, dans un communiqué.

Les responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont confirmé à Reuters que des frappes avaient été menées contre deux cibles liées à l’Iran à Bagdad jeudi.

Dans plusieurs quartiers de Bagdad, des gens font la fête en apprenant la nouvelle de de l’assassinat de l’Iranien Qassem Suleimani.

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Quelle riposte attendre de l’Iran ?

L’Iran est une société archaïque basée sur l’honneur et la honte. Maintenant que les États-Unis ont admis leur rôle dans l’attaque, l’Iran considère qu’une attaque est nécessaire. En raison du fort affaiblissement économique du aux sanctions imposées par Trump, et de la situation quasi-explosive dans les rues du pays – 1 500 manifestants ont été tués lors des derniers manifestations – la réponse iranienne sera probablement limitée.

On peut s’attendre à des cyber-attaques, à des roquettes tirées depuis le Liban vers Israël, peut-être des attaques dirigées contre les troupes américaines en Irak, ou une attaque contre des installations militaires américaines en Europe.

Suite à la réaction du président Trump, beaucoup de personnes très dangereuses ont très peur. Le chef du Hezbollah, Nasrallah, doit certainement se cacher plus profondément encore qu’il ne l’était déjà. Kim Jong-Un doit trembler, lui qui il y a seulement deux jours menaçait joyeusement de tester de nouveaux missiles.

L’élimination de Soleimani n’est pas une perte symbolique pour l’Iran. C’est un coup majeur, extrêmement dur, et qui pourrait être une blessure terrible pour le régime lui-même.

© Jean-Patrick Grumberg

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Bon comme un citron bien rond !

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